Crise de mortalité des années 1690 dans le Cantal
causée par un printemps et un été trop pluvieux, causant une flambée des prix des céréales et une sous-alimentation qui favorise les épidémies comme le typhus, jusqu'en 1694. Pour les communes dont nous possédons les données pour la décennie [1690, 1700], on peut étudier l'évolution de la mortalité. Sur la carte ci-contre, on a porté en dégradé de couleur les pourcentages d'augmentation du nombre de décès par rapport à la moyenne de la commune : en rouge si le maximum de décès s'est produit en 1693, en bleu s'il s'est produit en 1694.Pour les communes les plus touchées (Cassaniouze, Siran), il y a sept fois plus de morts en 1693 que la moyenne. La population est devenue tellement faible qu'il faut attendre cinq ou six années pour retrouver un nombre plus 'normal'.
Des communes comme Albepierre-Bredons, Jou-sous-Monjou et Mandailles-Saint-Julien sont atteintes dès 1692 et l'effet s'étale sur trois ou quatre ans.
Certaines communes (Ally, Champs sur Tarentaine,..), frappées en 1693 voire dès 1691, le sont de nouveau à la fin de la décennie.









